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Kiwi Kiwi Kiwiiiii

By on 28 septembre 2018
« He taonga nõ te whenua me hoki año ki te whenua » – Ce que tu prends à la Terre retournera à la Terre – si ce joli proverbe Maori est difficilement prononçable, il n’en reste pas moins d’une justesse exemplaire…
Il est assez difficile d’écrire un article disons original ou personnel sur la Nouvelle Zélande tant la beauté du pays des kiwis semble universelle aux yeux de tous. Mélange de grâce, de puissance et de poésie, chacun reste coi devant tant de splendeur. Avant de m’atteler à ma tâche et je tiens à remercier tout particulièrement mon compère, pote, ami d’enfance Mathieu Haton qui m’a fait la surprise et le plaisir de me rejoindre durant cette vingtaine néozélandaise et avec qui nous avons partagé d’excellents moments à bord de notre van : Mowgli.
Mais trêve de flatteries, commençons par la plus grande déception de ce pays, la culture Maorie… Ou du moins ce que nous avons pu en percevoir. Nous n’avons eu guère l’occasion de se rapprocher ou de comprendre la culture ancestrale de ce pays. Mis à part des musées consacrés ou quelques mots échappés au comptoir d’une échoppe, il apparait difficile de sen approcher. Peut-être est-ce aussi le choix du van dans cette aventure, cage dorée et mobile, qui nous a plus séparé de l’extérieur que la tente et la moto habituelles.
En revanche, amoureux de grands espaces que je suis, la Nouvelle Zélande n’a cessé de me satisfaire à chaque virage, car oui, ici la route tourne ! Entre les lacs, les forêts et les montagnes qui paraissent plus majestueux les uns que les autres, vous ne serez jamais déçu. La route tourne, retourne et surtourne et s’entremêle comme un lacet entre des éléments qui conjuguent en un bloc la majesté des forces géologiques à la poésie des couleurs.  D’un bout à l’autre du pays, les panoramas magnifiques se succèdent, et l’émerveillement redouble d’intensité chaque jour, la diversité de la faune et de la flore sur cette petite île du bout du monde impressionne les yeux et les oreilles. En réalité, depuis que la Nouvelle Zélande s’est détaché du supercontinent, une faune et une flore unique s’y développent et vous ne serez plus où regarder… les otaries, lions de mer, kea, weka, takaha, baleine, dauphins ou encore le célèbre kiwi – hélas de moins en moins présents – sont des compagnons de route inoubliable. Ici vous verrez des paysages, des animaux et de la végétation présents nulle part ailleurs.
S’il est surprenant, ce pays est en plus un pays d’une plénitude incroyable : les désagréments sont rarissimes et il semble que l’identité nationale, mi-maorie mi-pakeha (blanc), soit désormais bien établie et respectée, bien plus que pour leur voisin du Commonwealth, l’Australie et sa culture aborigène. Un calme règne en Nouvelle Zélande, des sources chaudes de Rotorua aux crêtes enneigées du Sud du pays en passant par les parcs d’Abel Tasman ou encore le Volcan d’Akaroa, tout nous laisse sans voix tant par sa splendeur que son immensité. Même dans les espaces plus urbanisés et les villes telles qu’Auckland, Wellington ou encore Christchurch, la plénitude et le bien-être se font ressentir, le quotidien semble rimer avec détente et émerveillement. Ici la confiance est un principe de vie collective, le respect et l’engagement envers autrui sont des évidences, par exemple, des petits producteurs locaux avec leur « honestybox » vous vendront des produits locaux sans être présents. Personne ne surveille réellement. Stationnement, camping ou même achat, on est dans l’échange et le bons-sens semble la chose la mieux partagée…il est certain que le calme, la sérénité, le respect, nous surprennent chaque fois plus dans un monde où se cristallisent de nombreuses tensions et où l’individualisme rend difficile la prise en compte des son voisin de palier ou ici d’océan…Détachée des continents il y a plusieurs millions d’années, la Nouvelle-Zélande s’érige comme un ilot où survivent tout autant des espèces endémiques bluffantes et des modes de vie par certains égards plus humains.
Mais alors la conclusion est cette fois en point d’interrogation. Il n’est pas dans notre habitude depuis le début de ce tour du monde de donner notre opinion. Humblement faisant état de notre ressenti, nous n’avons jamais eu la prétention de juger qui que ce soit ou de se dresser en donneur de leçon, mais ici quand on s’en va, on s’interroge « pourrais-je revenir demain ? Retrouverai-je les kiwis, les plantes luxuriantes et les montagnes enneigés dans 10, 15 ou 20 ans ? » A l’heure où l’on s’émerveille devant la naissance d’un rhinocéros noir à Cleveland et d’un rhinocéros blanc à Sigean, j’aimerais être certain de la preservation des paysages néo-zélandais et de leurs habitants. La fragilité de ce pays est le reflet parfait de notre mode de vie et de ses contradictions, les kiwis et certaines plantes exotiques se font de plus en plus rares, le climat de plus en plus instable fait fondre les crêtes enneigées comme neige au soleil. L’agriculture intensive et les quelques 60 millions de moutons présents sur l’île n’aidant sûrement pas à construire en Nouvelle-Zélande les fondations d’un futur durable. Récemment, on entendait : « make our planet great again », il est désormais temps de le faire car la fragilité de ces petites îles du Pacifique en dépend…
Amour et bière fraîche.
On vous aime.
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