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Hola Chile, cómo estai weon?

By on 11 janvier 2019
Coucou les loulous !
Enfin les Frenchies on wheels repartent avec un joli petit programme : Chili, Argentine, Uruguay, Brésil…Autant de noms au son desquels fleurissent en nous des images exotiques de danse, de foot et de révolutions… on a hâte ! Espérons que nos motos acceptent ce nouveau périple car, après presque 85 000 kilomètres sur des routes plus variées les unes que les autres dans le bon et le mauvais sens, elles fatiguent.
En attendant, nous avons approché ce splendide continent via Le Chili, notre premier pays d’Amérique du Sud dont le territoire s’étale sur 4300 km de côtes le long du Pacifique. Dunes arides, vallées fertiles, glaciers et fjords en Patagonie, les amoureux des grands espaces en prendront plein la vue dans un savoureux cocktail de couleurs et de paysages. De notre côté, nous n’avons pas eu tout le temps souhaité pour parcourir et apprécier ce pays ; l’importation de nos motos s’est révélée bien plus complexe que prévue, et de procédures en attente, le temps nous a manqué pour visiter le nord de ce magnifique pays. En revanche, notre expérience chilienne fut surprenante ; économiquement, le Chili a une grande tradition minière qui a permis une relative stabilité et de forts taux de croissance ; des buildings ultramodernes se mélangent aux quartiers populaires et l’état des infrastructures est indiscutablement bon par rapport à nos expériences précédentes. La deuxième surprise fut culinaire ; ici le pain est omniprésent, les boulangeries ou Panaderia parsèment les ruelles sur tout le territoire et le vin fait l’objet d’un grand engouement. Le Carmenere, un cépage provenant de la région de Bordeaux dont il a disparu, est désormais exclusivement produit au Chili. Pain et Vin dans un pays où les 3/4 des habitants sont catholiques ? Il ne manque plus que le fromage et beaucoup de petits frenchies décideraient volontiers de venir s’y installer…hélas, sur ce dernier met, c’est la déception…notre palais normand pleure son Pont l’Evêque ou son Livarot dont le goût n’est jamais vraiment égalé.
Beaucoup de voyageurs nous avaient parlé de l’accueil Chilien, des dîners qui s’éternisent au gré de discussions et de bonne bouteilles, des rencontres improbables et la passion d’échanger avec les voyageurs. Il est vrai que les chiliens nous ont paru ouverts et nous avons été conviés à quelques petites festivités là où d’autres pays nous ont semblés bien plus fermés. Toutefois (est-ce notre manque d’aisance en espagnol, ou les blocages dans les grandes villes pour les formalités administratives ?) nous n’avons pas pleinement apprécier la « buena onda » si réputée…Un peu trop pressés, un peu trop préoccupés, le Chili conserve encore bien des secrets à notre égard. Mais pour sûr, les amateurs de grands espaces et de décontractions y trouveront leur compte qu’ils choisissent les immenses plaines du Sud ou le fourmillement des quartiers populaires.
Je terminerai ce petit article par une discussion fort intéressante que j’ai eue avec Rosario une avocate spécialisée dans le droit du logement et ayant une grande connaissance sur l’enrichissement des classes moyennes. Ici, le néolibéralisme est une doctrine d’Etat depuis la libéralisation des activités extractives et, ainsi, une partie de la classe supérieure s’enrichit et s’américanise pendant qu’une autre se paupérise et s’endette. Le salaire minimum est de 270 000 pesos – soit environ 400 euros – et pourtant le coût de la vie ne cesse d’augmenter puisque les riches sont de plus en plus riches. Tout fonctionne sur un système de cotation, en simplifiant la situation ton niveau de soin est corrélé à ton capital donc les gens empruntent toute leur vie pour gonfler leur capital afin d’obtenir un système de santé, des aides, des services, obligeant la plupart à vivre endetté.
Il existe pour Rosario un vrai malaise ; alors que les riches se targuent d’être le « Jaguar de l’Amérique du sud », d’autres vivent dans des campamentos (équivalent des bidonvilles). Ce climat maintient selon notre avocate un clivage fort entre les populations, et le la promotion des Americains « way of life de type success story » n’aident en rien à changer les mentalités. Charge à chacun de se construire un avis sur les politiques de développement chiliennes et de poser les questions morales et éthiques qui conviennent, reste que l’hospitalité du pays, sa splendeur naturelle et héritée, méritent pour elles seules d’y trainer ses guêtres.
Amour et bière fraîche.
On vous aime.
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Morgan & Rémi
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